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  • : Deux siècles. Deux siècles d'angoisse et de trouble pour la Chrétienté. Deux siècles de découvertes et d'innovations. Déchirée par des conflits religieux nés d'une volonté profonde de réforme, cette Europe, à peine suggérée comme une, est alors parcourue d'une énergie puissante, qui en fait l'un des foyers les plus vigoureux de l'expansion humaine.
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 02:30

 

  La Renaissance est aussi un temps politique. Un temps où, partout, l'Etat se cherche, se défini, se construit. La chose publique fascine, humanistes et grands commis écrivent, pensent et créent les conditions du "nouveau" pacte entre le Prince et ses administrés. La cité et les citoyens, le roi et ses sujets, un jeu subtil entre les deux parties d'un tout, le corps et la tête, l'ensemble des acteurs et la somme des parties, se déroule. Tout est étudié, critiqué, analysé, jusqu'au plus petit rapport entre ceux qu'intéressent la Res Publica. Dans le royaume de France, celui de Philippe le Bel et Nogaret, la chose est entendue semble-t-il, le roi est "empereur en son royaume". Mais les écrits hésitent, tergiversent et derrière le consensus royal on devine une mise en équation qui n'est pa stoujours absolutiste. Le vieux mythe de la monarchie élective, toujours vrai dans l'Empire, est vivace. Le gouvernement peut et doit se faire avec les grands. En 1519, Claude de Seyssel dans la Grand'Monarchie de France se montre partisan d'un régime tempéré par trois freins, en particulier celui du Parlement. Charles Dumoulin aussi, en 1561, désigne la puissance royale comme plus tempérée qu'absolue. Jean Ferrault, en 1520, dans les Insignia pecularia Christianissimi Francorum regni, en revanche, fait dériver sa conception de la monarchie pontificale, énumérant les prérogative du Prince. Belliqueuse, la monarchie française pèse lourd sur les finances et par là accroit son emprise sur celle-ci. Duprat, Poyet, se font les zélés serviteurs d'un appareil dont les besoins s'accroissent en même temps que se développe la politique étrangère du monarque. Autoritaire la monarchie l'est par besoin, tandis que l'opinion majoritaire trancherait probablement nettement en faveur d'une voie médiane. Le Conseil du roi se spécialise ainsi au cours du XVIe siècle: section judiciaire déjà attestée sous Louis XI, régulier sous Charles VIII, financière, plus occasionnelle, et Conseil des affaires dit aussi étroit ou secret. La justice est ainsi, à travers le premier organe, dénommé Grand Conseil ou conseil des parties, soustraite pour partie aux cours souveraines auxquelles elle fut pourtant déléguée. Cela n'est pas sans entraîner de conflit avec les Parlements, bien sur. Spécialisation donc, mais accroissement aussi du nombre des intervenants; dix à vingt sous François Ier, ils seront jusqu'à 31 en 1551. Toutefois, rien n'est tranché et, dans l'ombre, à la lumière pâles des bougies, la balance a du mal à touver son équilibre.

Mais, voyons plutôt les opinions de Jean Montaigne et Nicolas Bohier, tous deux juristes: link

Antoine Duprat


 

 


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